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FORAMINOSCOPIE
PERCUTANEE
ET DECOMPRESSION DISCALE ENDOSCOPIQUE
«Etude
prospective à propos de 114 cas de hernies
discales lombaires évaluées à 3 et 12 mois »
E.GOZLAN*,
B.LAVIGNOLLE**, R.DUPUY**, M. de SEZE**, J.GUERIN**, O.TROISIER*,
V. LAVIGNOLLE- AURILLAC***
Revue RACHIS – GIEDA déc. 2003
*CMC
FOCH (Suresnes), Clinique TURIN (Paris)
** CHU PELLEGRIN (Bordeaux)
*** IPSED (Bordeaux II)
La Décompression discale endoscopique
par voie trans-foraminale dans le traitement des hernies discales est
une technique déjà largement répandue dans le monde(1).
En 2001, John C.CHIU et coll.(2) ont publié une étude multicentrique
à propos de 26.860 cas traités avec cette technique, par
40 chirurgiens répartis dans 19 centres à travers le monde.
Les résultats favorables ont été estimés à
90%, avec pour avantages: une hospitalisation de jour, une simple neurosédation,
une incision à minima, une récupération et un retour
au travail rapides. Surtout, le taux de complications graves et de réinterventions
étaient inférieur à 1%.
En 2002 A.T.YEUNG et coll.(3) ont publié une étude rétrospective,
à propos de 307 cas de hernies discales lombaires traitées
de la même façon, avec le matériel Y.E.S.S.(Yeung
Endoscopic Spinal System). Les résultats à 1 an étaient
satisfaisants dans 89,3% des cas, avec un taux de complications majeurs
et mineurs de 3,5%.
En juin 2003, un premier séminaire de formation pratique sur cadavre
s’est déroulé à Bordeaux(4) et nous a permis
de mieux étudier l’anatomie du foramen et les différentes
structures anatomiques à travers l’endoscope(5).
Le travail que nous présentons fait suite à notre première
expérience de la technique Y.E.S.S.(6) déjà publiée
dans cette revue, à propos de 50 cas de hernies discales lombaires(7).
L’analyse statistique de cette première étude prospective
contrôlée a montré qu’à 3 mois, les patients
étaient améliorés de façon significative,
avec une baisse : des E.V.A. radiculaires (78%), des E.V.A. lombaires
(65%), du questionnaire DALLAS (72%) et un taux de satisfaction de 90%.
Nous avons poursuivi cette étude en conservant les mêmes
critères d’évaluation. (retour
haut de page)
MATERIELS
ET METHODES
Critères
d’inclusion :
-Patients souffrant d’une lombosciatique ou cruralgie par hernie
discale lombaire
et résistant au traitement conservateur bien conduit ( corset,
infiltrations épidurales).
- Présence au scanner ou IRM d’une hernie discale dans le
canal rachidien.
- Correspondance radio-clinique.
- Confirmation de l’étage symptomatique par test discographique.
Critères d’exclusion :
- Syndrome de la queue de cheval.
- Paralysie du membre inférieur, cotée inférieure
à 3.
- Sténose osseuse centrale évoluée et participant
à la symptomatologie.
- Polyneuropathie d’origine endocrinienne ou métabolique.
- Grossesse.
Technique
:
Nous
utilisons le matériel Y.E.S.S.(Yeung Endoscopic Spinal System)et
un laser Holmium-YAG (LISA).
Le malade est positionné en décubitus ventral, hanches fléchies
à 30°.
Une diazanalgésie, est pratiquée de manière progressive
de façon à ce que le patient
reste suffisamment éveillé pour signaler la moindre douleur.
- Chromo-discographie(8):
Une technique élaborée, par mesure de paramètres
géométriques permet d’aborder le disque dans sa partie
la plus postérieure, en positionnant l’aiguille dans une
angulation voisine de 30° par rapport à l’horizontale
; l’extrémité de celle-ci se trouvant alors située
au plus proche du conflit disco-radiculaire
cliquer sur l'image (fig.1).
Un
mélange de Carmin d’Indigo, dans la proportion de 1 sur 5,
avec du Iopamiron 300 est injecté. L’interprétation
est faite selon le discogramme de Dallas modifié (fig.11), permettant
d’évaluer l’étendue des déchirures annulaires.
La douleur provoquée est déterminée par le patient
à l’aide d’une EVA.
-
Foraminoscopie :
L’introduction d’un dilatateur de 7mm de diamètre,
dans le triangle de travail, permet la mise en place d’une canule
de travail à fenêtre biseautée ou munie d’une
tuile latérale de protection de la racine sortante située
à 16h ou à 20h selon le côté abordé.
Un système d’irrigation par arthro-pompe est branché
sur l’endoscope permettant une bonne visualisation de l’annulus
et de l’espace épidural
cliquer sur l'image (fig.2).
L’antibiothérapie(9)
est systématique dans le liquide d’irrigation (Gentamycine)
ainsi que de l’adrénaline pour diminuer le saignement. L’hémostase
des micro vaisseaux péri-annulaires est pratiquée avec un
coagulateur bipolaire. A l’aide de pinces endoscopiques, puis du
Laser Holmium Yag une cavité de travail est formée permettant
de visualiser la déchirure annulaire teinte en bleue par le Carmin
d’Indigo
cliquer sur l'image (fig.3).
Il est alors pratiqué l’extraction de fragments de disque
collagénisés, situés dans la déchirure annulaire,
dont certains communiquent avec l’espace épidural.
Après avoir pratiqué une fenestration annulaire avec une
tréphine, le curetage du matériel discal teint en bleu se
fait facilement avec différentes sortes de pinces dont l’extrémité
de la dernière est articulée permettant d’extraire
les fragments les plus postérieurs. La thermo-modulation(10) des
déchirures de l’annulus peut alors être pratiquée
à l’aide de l’électrode bipolaire ou du laser.
En cas de sténose latérale, il est possible d’effectuer
une foraminoplastie instrumentale, puis au laser(11). En fin d’intervention,
il est procédé à la vérification des différentes
structures anatomiques, et en particulier de la liberté de la racine
comprimée ainsi que celle sortant par le foramen
(fig.4)
(fig.5)
(cliquer sur les images)
Le
test discographique :
L’utilité
de cet examen a souvent été débattue. Pourtant, nous
savons par expérience que les examens radiologiques dits «
statiques » (scanner, IRM), ne reflètent pas toujours la
réalité clinique : une image de volumineuse hernie discale
peut se révéler être totalement asymptomatique, alors
qu’une simple image de discopathie protrusive peut être à
l’origine de la douleur ressentie par le patient. Il s’avère
donc, que si l’imagerie actuelle peut identifier une structure pathologique
dans le moindre détail et à un stade précoce, elle
ne peut cependant pas réellement présumer de la sévérité
de la douleur actuellement ressentie par le patient.
Depuis que l’on a découvert qu’une déchirure
annulaire peut être à l’origine de lombalgies discogéniques,
cet examen a repris toute sa valeur(12). Il devient alors un outil indispensable
pour poser l’indication la plus adéquate d’un traitement
intra-discal : dénervation discale(13), annuloplastie par radio-fréquence(14),
nucléotomie percutanée laser(15,16), décompression
discale endoscopique.
C’est
pourquoi, il nous semble indispensable de pratiquer systématiquement
ce test avant toute décision thérapeutique.
Le discogramme est capable d’identifier d’une part,
le type, la localisation et l’extension de la déchirure annulaire
et d’autre part, le type de matériel discal constitué
par la hernie (nucléus ou fragment collagénisé).
De plus, cet examen permet de détecter les déchirures annulaires
très latéralisées, en connexion avec la racine sortante,
souvent non mises en évidence par l’IRM
(fig.6), (fig.7).(cliquer
sur les images)
La douleur provoquée peut alors s’expliquer d’une
part, par la présence de fibres nerveuses nociceptives situées
dans la déchirure annulaire (néo-vascularisation) et d’autre
part, par la mise en pression de la hernie discale.
Il nous apparaît donc très important que ce soit l’opérateur
lui-même qui pratique ce test :
- Le premier avantage est qu’il aura lui-même interrogé,
examiné le patient et lu les radiographies, et pourra ainsi rechercher
une concordance radio-clinique.
- Le deuxième avantage est d’éviter la variabilité
du résultat, inter-observateur, qui peut mener à certaines
confusions.
Ainsi, avec de l’entraînement, même des patients présentant
un seuil bas de la douleur, ou pharmaco-dépendants, ou encore présentant
des facteurs psychologiques particuliers, peuvent répondre valablement
à ce test.
Nous avons pris pour principe, de ne traiter que les disques avec une
douleur provoquée à l’injection supérieure
à 5 sur l’EVA. (retour
haut de page)
EVALUATION INITIALE
Il s’agit d’une étude multicentrique, les patients
ayant été recrutés dans 3 centres : C.H.U. de Bordeaux,
C.M.C. FOCH à Suresnes, Clinique TURIN à Paris.
Population
:
De janvier 2002 à septembre 2003, 114 patients ont été
inclus dans cette étude et non perdus de vue. Il est à noter,
que l’une des équipes n’a traité par cette technique
que les hernies discales foraminales et extra-foraminales.
Le sexe ratio est de H/F = 1,48 avec une moyenne d’âge de
46,4 ans.
La durée d’évolution des symptômes est de 4,14
ans pour les patients évoluant par récidives, et de 8,04
mois pour ceux évoluant d’un seul tenant.
La répartition de la topographie de la douleur, du niveau de l’étage
opéré ( 7 cas opérés sur 2 niveaux) et du
siège de la hernie discale, est décrite dans les figures
8, 9 et 10.
fig. 8, fig.9
fig.10(cliquer
sur les images)
Sur
le plan des antécédents chirurgicaux : 15 patients sur 114
ont récidivé au même étage : 7 après
cure de hernie discale, 5 après chimionucléolyse, 2 après
nucléotomie percutanée instrumentale et 1 après nucléotomie
percutanée laser.
(retour
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Evaluation clinique :
| SYNDROME
RACHIDIEN ( SR) Indice de SCHÖBER :
Normal:
- extension = 2 cm
- flexion = 4 cm
Mobilité globale = 6 cm ( 2 + 4 ) |
SR
= fort (F) si S < 3cm
SR = moyen (M) si 3cm < S < 5cm
SR = léger (L) si S > 5cm
SR = absent (0) si S> 6cm |
| SYNDROME
DUREMERIEN (SD)
Signe
de Lasègue,
Signe
de Léri ( Lasègue inversé) |
SD = fort (F) si le Lasègue est < ou = à 40°
et le Léri < à 90°.
SD = moyen (M) si 40° < Las.< 70° ou Léri = à
90°
SD = léger (L) si Las. > ou = à 70° ou Léri
> à 90°
SD = absent (0) si Las. ou Léri absent |
| SYNDROME
NEUROLOGIQUE (SN)
Moteur,
Sensitif, Réflexe |
SN
= présence ou absence |
figure
11
Auto
– questionnaire :
Un
questionnaire a été rempli par chaque patient, comprenant
:
- Une échelle visuelle analogique, étalonnée de 0
à 10, pour évaluer séparément la douleur lombaire
et radiculaire.
- Une estimation du résultat par le patient répartie en
: nul, minime, modéré, bon, très bon et excellent.
Les résultats ont été considérés comme
satisfaisants dans les cas « bons, très bons et excellents
».
- Le questionnaire de DALLAS qui permet d’évaluer les répercussions
de la douleur sur les activités quotidiennes et professionnelles,
sur le rapport anxiété/dépression et sur la sociabilité
(total = 420 points).
Evaluation
du test discographique :
En
plus du discogramme de DALLAS modifié, nous avons choisi de garder
les mêmes critères descriptifs et fonctionnels utilisés
avec O. TROISIER pour les chimionucléolyses(17) :
Exemple
d’interprétation :
51 = DAG V ¾ + H.D. type P3 + R2 + Ri 3, D07
Traduction
: Disque L5S1 = Déchirure annulaire Grade V, 3/4 de quadrant
+ Hernie discale comprise entre 5 et 8 mm, coefficient de remplissage
moyen,
Résistance à l’injection : forte, douleur provoquée
: EVA = 7.
RESULTATS
|
CLINIQUE
114 CAS
|
0
MOIS |
3
MOIS |
12
MOIS |
SR |
F
M
L
O |
51%
33%
16%
0% |
7%
24%
31.5%
37.5% |
7%
10%
34%
49% |
SD |
F
M
L
O |
56%
34%
10%
0% |
1%
7%
14%
78% |
3.5%
3.5%
4%
89% |
SN |
PRESENT
ABSENT |
24%
76% |
3%
97% |
3%
97% |
Figure
14 : Evaluation clinique à 0, 3 et 12 mois
AUTO-QUESTIONNAIRE
114 CAS |
0
MOIS |
3
MOIS |
12
MOIS |
MOYENNE
DES
EVA LOMBAIRES |
7,35 |
2,52 |
2,72 |
MOYENNE
DES
EVA RADICULAIRES |
8,25 |
1,42 |
1,25 |
MOYENNE
DU
SCORE DE DALLAS |
236 |
73 |
84,5 |
AMELIORATION
(BO+TB+EX)
|
|
89% |
88% |
Figure 15 : Auto-questionnaire(retour
haut de page)
INTERPRETATION
DES RESULTATS
A 3 mois ,nous avons constaté :
- une disparition ou une nette régression (0+léger) du syndrome
rachidien dans 69% des cas
- une disparition du syndrome duremérien dans 78% des cas
- une disparition des troubles neurologiques dans 97% des cas
- une baisse de 66% de l’E.V.A. lombaire
- une baisse de 83% de l’E.V.A. radiculaire
- une baisse de 69% du score de DALLAS
- un taux de satisfaction de 89%
A 12 mois, les pourcentages de ces mêmes critères d’évaluation
se maintiennent dans des proportions très proches des résultats
à 3 mois (différences non significatives).
Résultats
du test discographique :
CRITERES
|
DISCOGRAPHIQUES |
90
CAS
97
disques |
74
RESULTATS
SATISFAISANT
(78 disques) |
16
ECHECS
(19
disques) |
| ETAGE
|
L23
L34
L45
L51 |
3%
3%
57%
37% |
4%
3%
56%
37% |
0%
5%
58%
37% |
| DAG |
D5 |
99% |
99% |
100% |
| LOC |
1Q
1D
3Q
4Q |
7%
26%
18%
49% |
8%
28%
18%
46% |
5%
16%
16%
63% |
| P |
P0
P1
P2
P3
P4 |
0%
1%
30%
63%
6% |
1%
0%
27%
64%
8% |
0%
0%
42%
58%
0% |
| R |
R0
R1
R2
R3 |
1%
29%
37%
33% |
1%
29%
38%
32% |
0%
26%
37%
37% |
| RI |
RI1
RI2
RI3
RI4 |
0%
12%
29%
59% |
0%
13%
32%
55% |
0%
11%
16%
73% |
| EVA |
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10 |
2%
0%
1%
0%
0%
3%
6%
14%
33%
16%
25% |
3%
0%
1%
0%
0%
4%
5%
12%
30%
19%
26% |
0%
0%
0%
0%
0%
0%
11%
26%
37%
5%
21% |
Figure 22 : Evaluation discographique (comparaison entre 90 cas, résultats
satisfaisants
et échecs)
Nous noterons que dans cette série de 114 cas, l’évaluation
discographique selon les critères de DALLAS et de O.TROISIER n’a
pu être effectuée que dans 90 cas.
Les résultats sont donnés sur 97 disques (7 patients opérés
sur 2 étages).
En
ce qui concerne les critères discographiques(fig.21), nous n’avons
pas trouvé dans cette série de différences significatives
(test du Khi 2) entre : la population évaluée, les bons
et les mauvais résultats. Ceci est du au fait d’un nombre
insuffisant d’échecs. Cependant, la plupart des auteurs s’accordent
à dire que les meilleurs résultats sont obtenus par cette
technique, ceci d’autant plus que la hernie est volumineuse.
(retour
haut de page)
ANALYSE
STATISTIQUE
| Variables |
Moyenne |
Ecart-type |
Intervalle
de
Confiance à 95% |
P |
| DIF_LOM1
|
-
3,79 |
0,33 |
-
4,44; - 3,13 |
<
10-4 |
| DIF_LOM2 |
-
3,97 |
0,33 |
-
4,62; - 3,31 |
<
10-4 |
| DIF_LOM3 |
-
0,18 |
0,25 |
-
0,67 ; 0,31 |
0,48 |
| DIF_RAD1 |
-
6,28 |
0,31 |
-
6,90 ; - 5,66 |
<
10-4 |
| DIF_RAD2 |
-
6,29 |
0,34 |
-
6,97 ; - 5,61 |
<
10-4 |
| DIF_RAD3 |
-
0,01 |
0,29 |
-
0,59 ; 0,57 |
0,97 |
| DIF_DAL1 |
-
178,39 |
10,73
|
-199,71
; -157,07 |
<
10-4 |
| DIF_DAL2
|
-
181,29 |
10,60 |
-
202,35 ; -160,23 |
<
10-4 |
| DIF_DAL3 |
-
2,90 |
8,29 |
-
19,38 ; 13,58 |
0,73 |
Figure 23 : analyse statistique
L’analyse
statistique (fig.23) a été effectuée en utilisant
le test de student. Dans cette étude, le test est
très significatif (p < 10-4 ). Nous en concluons qu’il
existe bien une amélioration significative à 3 mois, des
patients opérés par cette technique, tant sur le plan de
la qualité de vie que sur les 2 échelles visuelles analogiques
lombaire et radiculaire. De plus, ces résultats sont stables à
12 mois.(retour haut de page)
COMPLICATIONS
Nous n’avons eu à déplorer aucun incident majeur neurologique
ou vasculaire dans cette série. Il est apparu en post-opératoire
immédiat, un léger déficit moteur temporaire sur
la racine sortante. Une infection à staphylocoques épidermitis
est apparue dans les premiers cas, du fait de l’absence d’antibiothérapie
prophylactique, et d’évolution favorable sous traitement.
Dans 10 cas, nous avons constaté la présence de dysesthésies
se traduisant par des sensations de brûlures à prédominance
nocturne dans le territoire de la racine sortante, d’une durée
de une à trois semaines, très bien contrôlées
par Rivotril. Ces dysesthésies sont habituellement décrites
dans les publications et apparaissent dans environ 5% des cas. (retour
haut de page)
DISCUSSION
L’étude de cette série a montré, d’une
part une amélioration significative à 3 mois des patients
opérés par cette technique et d’autre part que cette
dernière était fiable, les bons résultats se maintenant
à 12 mois.
Cependant, une longue courbe d’apprentissage est nécessaire,
non seulement du fait de la difficulté de la voie d’abord,
le triangle de travail étant relativement restreint, mais également
du fait de la haute technicité nécessaire à ce type
d’intervention.
Il est probable que le lavage par arthropompe participe à l’évacuation
des produits de l’inflammation, siégeant dans la déchirure
annulaire et au niveau du conflit disco-radiculaire. La thermo-modulation
par électrode HFR bipolaire ou laser HO-YAG permet la dénervation
des fibres nociceptives situées dans la déchirure annulaire.
De plus, la grande polyvalence de ce type de laser, permet non seulement
de pratiquer une cavité de travail au niveau de l’annulus
postérieur, mais également, au besoin, une foraminoplastie
en cas de sténose latérale osseuse.
Pour un opérateur entraîné, la durée de l’intervention
est d’environ 40’. Les suites sont simples : le lever est
précoce (6 à 12 heures), la prise d’antalgiques est
moindre et la durée d’hospitalisation raccourcie (48 à
72 heures).
Le test discographique est dans notre expérience, essentiel, non
seulement pour confirmer le diagnostic et l’étendue des déchirures
annulaires, mais aussi pour tester les disques adjacents suspects, susceptibles
de participer à la symptomatologie lombaire et/ou radiculaire et
qui mériteraient d’être traités. Cependant,
dans cette série, nous n’avons pas retrouvé de critères
discographiques pouvant nous donner des éléments prédictifs
statistiquement significatifs.
D’autre part, il est intéressant de remarquer que dans cette
étude, 11 patients sur 15, ayant déjà auparavant
subi un traitement au même étage (dont 7 après chirurgie),
ont eu un résultat satisfaisant, ce qui représente 73%.
Cette technique endoscopique pourrait donc être une alternative
à une reprise chirurgicale, permettant ainsi d’éviter
le risque de fibrose.
En ce qui concerne les échecs (12%), nous n’avons pas retrouvé
de différences significatives entre la population évaluée
et ceux-ci, tant sur le plan clinique que radiologique. Seule la longueur
d’évolution des symptômes a montré une différence
très significative (P< 10-4) avec une moyenne de longueur d’évolution
de plus du double dans les échecs (20 mois contre 8,04 mois).
Ces constatations soulèvent le problème des effets nocifs
à long terme, de la compression nerveuse et des phénomènes
inflammatoires favorisés par une néo-vascularisation au
niveau de la déchirure annulaire et du conflit disco-radiculaire.
Nous en déduisons que, celle-ci pourraient être un argument
de prise en charge plus précoce des patients, par cette technique
moins invasive. (retour haut
de page)
CONCLUSION
Ces
dernières années, les progrès de la chirurgie de
la hernie discale lombaire ont permis de mettre au point des techniques
moins traumatisantes pour le système musculo-ostéo-ligamentaire
: d’abord au moyen du microscope, puis plus récemment par
l’endoscopie.
La voie transforaminale offre une alternative intéressante ayant
pour principal avantage d’éviter les complications de l’abord
endo-canalaire (brèches durales, hémorragies, fibrose, etc…).
De plus, cette technique est idéale pour les hernies foraminales
et extra-foraminales. Cependant, pour un opérateur entraîné,
toutes les variétés de hernies sont accessibles.
Cette étude a bien montré que cette technique donne d’aussi
bons résultats que la chirurgie conventionnelle, considérée
comme le « gold standard » et que ceux-ci restent stables
1 an après. De plus, son principal avantage est une morbidité
nettement moindre, avec un taux de réintervention minime.
D’autre part, cette voie d’abord à minima, peut également
permettre d’y associer d’autres techniques telles que l’implantation
de cages intersomatiques (18) ou d’un néonucléus (nucléoplastie),
(19).
(retour haut de page)
BIBLIOGRAPHIE
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P.KAMBIN, Philadelphie, USA
RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
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5) Macro et Micro anatomie de la dégénérescence discale
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RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
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transforaminiale.
Indication, résultats et perspectives
A.T.YEUNG, Phoenix, USA) ; Traduction en français par E.GOZLAN
et D.GASTAMBIDE
RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
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de 50 cas de hernies discales lombaires.
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RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
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RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
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J.MINIM.INVASIVE SPINAL TECH. (VOL.1/ Inaugural 2001)
10) La thermo-modulation associée
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RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
11) Le traitement endoscopique dans l’arthrose vertébrale
et dans les échecs de la chirurgie
intra-canalaire
M.KNIGHT, Manchester, Grande-Bretagne
RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
12) Quelle imagerie dans le choix de la technique percutanée ?
O.TROISIER, E.GOZLAN
RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
13) Dénervation discale- Annuloplastie par radiofréquence
monopolaire « ALAR »
A.DEPLAS, Niort ; A.CHAUVIERE, Niort ; M. de SEZE, Bordeaux ; E.ALAVIA,
Victoria, Espagne ; M.FORGERIT, Niort ; B.LAVIGNOLLE, Bordeaux ; J.LOMBARD,
Niort ; J.M.VITAL, Bordeaux
RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
14) Nucléoplastie par radiofréquence bipolaire ou coblation
D.WERNER, Allemagne
RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
15) La nucléotomie percutanée au Laser sous contrôle
scanoscopique
Ph.BRUNNER,Monaco ;A.GANGI,Strasbourg ;J.SEDAT,Nice ;J.M.CUCCHI, S.CHANALET,
G.MICHELOZZI, F.FUERXER, J.L.DIETEMANN, M.Y.MOUROU
RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
16) Traitement de la lombosciatique par nucléolyse laser. A propos
de 56 patients suivis sur 12 mois
R.DUPUY, J.R.VIGNES, B.LAVIGNOLLE, T.SCHAEVERBEKE, J.DEHAIS, J.GUERIN
RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
17) Chirurgie ou nucléolyse ? La discographie comme facteur de
décision
O.TROISIER, D.CYPEL, E.GOZLAN
RACHIS 1988 ; Vol.1, n°3
18) Cages intersomatiques percutanées
R.GEPSTEIN, Israël
RACHIS déc. 2002 ; 14 n°6
19) Prothèse du nucléus pulposus lombaire par « spirale
à mémoire de forme » : concept, cahier des charges
et premiers résultats cliniques
J.L.HUSSON, Th.NYDEGGER
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